Essai

Le copyleft appliqué à la création hors logiciel

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Le copyleft appliqué à la création hors logiciel. Une reformulation des données culturelles ?

Thèse de doctorat d’Antoine Moreau en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication, soutenue en mai 2011 à l’Université Nice Sophia Antipolis.

Résumé : Le copyleft est une notion juridique issue des logiciels libres qui autorise, dans le respect des droits de l’auteur, la copie, la diffusion et la transformation des œuvres avec l’interdiction d’en avoir une jouissance exclusive. C’est le projet GNU de la Free Software Foundation initié par Richard Stallman avec la première licence libre copyleft pour logiciels : la General Public License. Notre recherche concerne le copyleft appliqué à la création hors logiciel telle que nous l’avons initiée en 2000 avec la Licence Art Libre. À travers la pratique que nous en avons et par l’observation de ses effets, nous nous interrogeons sur la place de l’auteur à l’ère du numérique et de l’internet. Nous découvrons une histoire, une histoire de l’art, qui n’est plus déterminée par une fin mais qui débouche sur des créations infinies réalisées par une infinité d’artistes mineurs et conséquents. Nous observons que le copyleft n’est pas un processus de création ordinaire, mais de décréation. Il s’agit d’affirmer, par la négative et la faille, non la négation ou la faillite, mais la beauté d’un geste qui s’offre gracieusement. Ce geste conjugue éthique et esthétique, il est « es-éthique ». Nous comprenons qu’avec le copyleft, la technique est au service d’une politique d’ouverture « hyper-démocratique », à l’image de l’hypertexte du web qui troue les pages et ouvre sur l’altérité. Il s’agit d’articuler le singulier au pluriel en un écosystème qui préserve le bien commun de la passion du pouvoir. Une économie élargie excède, sans le nier, le seul marché. Des œuvres copyleft affirment cette réalité politique et culturelle où l’art forme la liberté commune à tous et à chacun.

Librement accessible sur HAL.

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Transport commun

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LISTES & INVENTAIRES des substances contrôlées, et autres poèmes web-art en confidences et parloir de poche.

01. ……..diagonale des petites catastrophes……
02. une journée de février dans la vie du beauDruche
03. …p.o.i.n.t.GIF.à la lettre…
3b. …p.h.o.t.o.p.o.i.n.t.GIF.
04. >> 1er tableau : la poursuite…
05. >> 2eme tableau : où le réparateur parle du temps à sa voisine
06. >> 3ème tableau : emploi des 8 jours…<<
07. :::d:imanche et L:heure::::
08. >>PLUS >la fiche<
09. >>code d’emploi>la fiche deux<
10. >>4ème tableau forcément provisoire
11. >>5ème tableau:où les infantes parlent de l’encombrant<<
12. ____/dé/RèLEMENT INTéRIEUR (avec hoquet

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Paysages des erreurs

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Paysages des erreurs

Les Paysages des erreurs sont des photographies de mon environnement local transformées par des programmes sur le web. Ce travail pictural est la restitution d’une perception de l’environnement transformée par les technologies numériques de communication. Les données accessibles sur Internet deviennent des formes géométriques inscrites dans les paysages, ou plus généralement dans des photographies de l’environnement perçu. Inversement, les paysages peuvent être vus comme des jeux de données. L’image devient le lieu d’émergence d’une identité nouvelle du site, un lieu de convergence et d’hybridation du site géographique et patrimonial avec le site de la toile mondiale, un lieu de pertes et d’apparitions des possibles repères et significations, un lieu d’interrogation des frontières entre représentation et abstraction, entre perçu et conçu, entre nature et culture.

Les Paysages des erreurs utilisent comme source principale de données les erreurs HTTP/404 provoquées sur le site web yannleguennec.com. L’erreur 404, c’est l’idée que quelque chose cherche une chose, quelque part, et ne la trouve pas, parce que cette chose a été déplacée, détruite, ou n’a jamais existé, ou n’existe pas encore. Ce qui est produit par cette action, c’est une trace, enregistrée à l’endroit où la chose recherchée n’existe pas. Dans cet enregistrement, il y a une donnée particulière: l’adresse de cet auteur, de cet agent, son adresse IP. Ce sont ces adresses que j’utilise dans les Paysages des erreurs. Cela signifie que les formes géométriques inscrites dans les photographies de paysages sont les ombres portées d’agents qui cherchent et ne trouvent pas. Ils sont comme des gnomons plantés dans le sol. Ils repèrent ce qui n’existe pas, mais produisent par leur présence à un moment donné, l’émergence d’une géométrie métaphorique, où des absences génèrent des présences.

Bande dessinée

La matrice Judex

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un ensemble de 32 planches de bandes dessinées vierges de tout texte, pouvant servir à composer toutes sortes de récits longs ou courts ; avec des participations de Jérôme LeGlatin, William Henne, David Christoffel, C. de Trogoff, Antoine Hummel, Xavier Loewenthal, Laurent d’Ursel (pour la version publiée par les éditions de la Cinquième couche), Sébastien Rocher, Antoine Moreau.

Oeuvre toujours ouverte aux participations.

Texte de présentation :

Ce sont 32 pages appelées Judex.
Judex comme matrice, comme matrice à faire des choses dites choses de Judex.  De la machinerie Judex, faire des Judex.

Judex est aéré d’écritures possibles, il est troué de partout, de phylactères, de réserves, d’à-plats. Mais il est tenu serré dans un cadre à la fois assez domestique pour pouvoir filer toutes sortes de récits classiques à cinq personnages (par les cases dites Nikou, qui développent une sorte de sitcom familiale), et assez traversé de fantastique pour en sortir (ce sont les cases dites Judex ; ces cases réfèrent directement au film de Franju qui réfère lui-même au feuilleton de Feuillade). Un Judex peut alors croître sur ce matelas d’impureté.

Le nombre de page est modulable, comme dans une partition de Ballif ou de Cage, on peut n’en jouer que les parties qui nous intéressent ou bien les tirer aux dés. On peut les faire hoqueter, bégayer, jouer deux cent fois la même mesure.
L’ordre initial des pages est sans importance ; le récit s’est filé avec elles, sans doute, mais on peut aller assez loin dans leur réorganisation sans bousculer la cohérence générale. Toutes les histoires nées de la matrice Judex sont autonomes, peuvent être présentées séparément ou concerter en piaillant.

Voilà donc le principe.

La matrice Judex

Musique

Le Modèle standard

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Un podcast « jazztronomique » présenté par Nicolas Graner (médiateur scientifique à l’université Paris-Saclay) et Valentin Villenave (médiateur et musicien, fondateur de l’Oumupo).

Dans chaque épisode, nous prenons pour modèle un thème musical connu (ce que les musicien⋅ne⋅s de jazz nomment un standard) et en réalisons un pastiche, autour d’un sujet d’astronomie. Cela nous permet de rappeler des notions élémentaires ou avancées, de faire le point sur l’état actuel des connaissances scientifiques, mais aussi d’évoquer quelques bases d’histoire et de théorie de la musique.

Rendez-vous sur lemodelestandard.fr !

Design

Daltex lab

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Daltex est un des premiers artistes à avoir mis ses œuvres en Licence Art Libre.

  • Le DALTATRON, pour projeter dans les rues
  • un BONOM.
  • Des reprises d’On se comprend d’Antoine Moreau avec Robert Cottet aussi intitulées
  • NATURE MORTE, plein de versions.
  • Des soirées Pir’Art qui s’incrustent dans le monde de l’art et plus encore.
  • Des dessins, des expérimentations web, jusqu’à la fin, trop tôt Daltex, tu nous avais donné un sacré coup de main pour le premier site web, un bon coup de design, solide et généreux.

Le Daltex-lab for ever.

Net-art

On se comprend

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On se comprend a été réalisé en juillet 1996 lors d’une résidence au Centre International de Création Vidéo à Hérimoncourt et placé sous Licence Art Libre depuis septembre 2000.

On se comprend se présente sous la forme d’une fenêtre de 8 rectangles contenant 12 phrases. Chaque phrase est traduite en 8 langues (Anglais, Chinois, Arabe, Hébreu, Portugais, Allemand, Japonais et Français) et correspond à un site hébergeant le projet. La page d’accueil s’affiche dans le rectangle centrale au bout de la douzième phrase.

Dès son lancement, On se comprend n’a pas été entièrement achevé : il manquait certaines traductions correspondant aux hébergements à venir sur les sites envisagés. Leur nom est visible dans les rectangles non traduits. Aujourd’hui, l’œuvre est toujours présente mais présente encore plus de manques : des sites ont disparu, y compris celui du CICV (dans le rectangle central). On se comprend est une ruine. Elle peut être restaurée, rebâtie, renouvelée.

Présentation générale avec liens de reprises de l’œuvre par Daltex et Robert Cottet ainsi que le mémoire de DEA « Le paradoxe d’une communication réticulaire. Étude sur l’œuvre On se comprend d’Antoine Moreau » par Olivier Celik.